Un éco-système écolo

Péril climatique, effondrement de la biodiversité, raréfaction des ressources, prolifération des risques… on peut laisser le temps décider à notre place de l’issue de notre civilisation. Ou privilégier l’action sur les déclarations, l’ambition sur la résignation. La question n’est plus d’être optimiste ou pessimiste, mais déterminé.

Les acteurs installés ou actifs à DARWIN s’engagent résolument dans la transition écologique, en actes. Notre méthode : une stratégie « négaWatt » à l’échelle du site, articulant sobriété, performance énergétique et recours aux énergies renouvelables.

L’ambition de DARWIN prend corps en 2010 par la rénovation d’un patrimoine historique militaire de 10.000 m2, guidée par l’obsession de sobriété énergétique. Celle-ci se traduit notamment par des partis-pris exigeants comme l’agencement bioclimatique des espaces, le refus de climatisation, l’optimisation de l’éclairage naturel et une attention permanente aux économies d’énergie grise pendant le chantier.

Doublée de choix audacieux de conception et d’isolation (huisseries profil acier à rupteurs de ponts thermique, optimisation de l’inertie thermique du bâtiment, matériaux d’isolation bio-sourcés…) l’opération de réhabilitation BBC s’avère, après 2 ans d’exploitation, particulièrement performante avec une consommation annuelle de 84 kWh /m2/an incluant les usages et hors photovoltaïque !

Souhaitant promouvoir les énergies renouvelables DARWIN souscrit dès sa création à Enercoop, coopérative citoyenne, pour son alimentation électrique 100% verte et opte pour une solution de production de chaleur transitoire au gaz, qui sera abandonnée dès que possible pour un raccordement au réseau de chaleur collectif en géothermie (une fois déployé par la collectivité soit en principe dès 2017).

En 2015 DARWIN innove et déploie une toiture photovoltaïque de 480m2 en auto-consommation (100.000 kWh annuels produits) lui permettant de rendre ses commerces (restaurant et épicerie 100% bio) autonomes en énergie électrique. DARWIN devient ainsi producteur d’énergie au bénéfice d’Enercoop à qui sera revendu le surplus de production de cette installation dans des conditions très favorables.

Au-delà de l’approche technique globale, ce qui distingue surtout DARWIN d’autres lieux c’est son souci constant d’impliquer ses usagers dans une gouvernance écologique collective.

Jean Marc Gancille, Co-fondateur de Darwin.

Considérant que le degré d’implication des occupants est en effet déterminant dans toute stratégie de transition écologique, DARWIN a développé une interface numérique inédite prénommée MIUSEEC (Métrologie Intelligente des Usages pour la Sobriété Energétique et les Eco-Comportements) permettant à tous les occupants du lieu de mesurer leur contribution à l’effort.

MIUSEEC permet de restituer en toute transparence et en temps réel les impacts écologiques de la vie sur site : consommations de fluides, productions de déchets et taux de recyclage, économies d’eau réalisée grâce aux eaux pluviales récupérées, consommation alimentaire et part du bio/local, évolution des parts modales des transports domicile/travail, émissions consolidées de GES poste par poste… Cette vision globale des impacts est rendue possible par un couplage de l’interface à la GTB (ordinateur central du bâtiment), à une infrastructure de capteurs et à de remontées de données « manuelles ». Chaque occupant de DARWIN est ainsi en mesure de réaliser très concrètement sa contribution au changement climatique et d’enclencher sa propre démarche de transition grâce à des logiques ludiques « d’efforts consentis ».

Si la technologie peut ainsi servir l’ « empowerment » des occupants, DARWIN développe en priorité une approche « low tech » plus compatible avec sa vision du défi écologique. Ainsi plusieurs actions sont conduites pour limiter au maximum l’énergie utilisée et réduire les consommations de ressources en général. L’intégralité du mobilier et des aménagements du lieu est ainsi produite à partir de matériaux récupérés (parfois issus du chantier de rénovation du bâtiment lui-même) et les initiatives d’économie circulaire sont encouragées. Plan de déplacement inter-entreprises, stratégie zéro déchet (20 types de déchets sont collectés et trouvent une filière de recyclage de proximité), ateliers de réparation collaborative, initiatives d’agriculture urbaine (permaculture, aquaponie, compostage des déchets organiques des commerces, jardinage hors sol…) et démarches d’upcycling se développent en parallèle de l’activité entrepreneuriale et hybrident les savoir-faire et les modèles économiques dans le sens d’une plus grande frugalité et de lien social.

Ainsi la somme de ces dispositifs et actions permet un relatif découplage entre prospérité économique et impact écologique. Mesurées au jour le jour via MIUSEEC le compteur de GES affiche des résultats plus qu’honorables :

Chaque darwinien émet jusqu’à 6x moins d’ eq.CO2 (selon les mois) qu’un salarié tertiaire français moyen travaillant dans un bâtiment équivalent !

Jean Marc Gancille, Co-fondateur de Darwin.

Et ces bonnes performances sont contagieuses car près de 70% des darwiniens affirment exporter les éco-gestes appris au bureau (selon la 2nde vague d’enquête de mai 2015 sur l’évolution des usages responsables à DARWIN).